jeudi 21 mai 2020

« Ségur de la santé » : l’hôpital public a besoin d’un choc structurel et non pas d’une nième réforme de circonstance


La mission principale d’un hôpital public est le soin.
À l’occasion d’une maladie nouvellement identifiée (Covid-19), provoquée par un nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), les professionnels de santé sont qualifiés de « héros ». Or en réalité, ces professionnels ne font qu’exercer leurs métiers respectifs. Ce qualificatif de « héros » nous paraît donc incompréhensible. Par ailleurs, cet actuel printemps viral a mis en évidence l’incapacité de l’hôpital public à gérer cette infection tout en maintenant son activité habituelle. La Covid-19 devient la première des urgences. Les autres pathologies, elles, auraient été reléguées à une position secondaire. Les autres décès, même quand ils sont évitables, seraient donc plus acceptables que ceux liés à la Covid-19.
Profitant de l’émotion suscitée par ce contexte, pour le moins étrange et exceptionnel, chez une population qui ne connaît pas bien le fonctionnement hospitalier, certaines voix tentent d’imputer cette incapacité de l’hôpital à un manque de moyens. La troupe met la pression sur l’exécutif. Or, là encore, et selon notre expérience acquise sur le terrain durant plus de vingt ans, de nombreuses preuves, vérifiables, démontrent que ladite incapacité hospitalière française n’est pas due uniquement à un manque de moyens.
Citons l’exemple suivant : un poste d’« assistant spécialiste » est vacant au sein de la pharmacie à usage intérieur (PUI) d’un hôpital public. Ce poste est financé. Les candidats ne manquent pas : ce type de poste est recherché par les jeunes pharmaciens qui terminent leur formation d’interne en pharmacie. Mais, le chef de service de cette PUI refuse de pourvoir ce poste. Dans le même temps, la sécurisation du circuit du médicament n’est pas mise en oeuvre. Et pour justifier cette inertie (absence de sécurisation de ce circuit), l’argument du manque de moyens est soutenu. Rappelons que le circuit du médicament génère près de 20 000 morts par an, dont la moitié est évitable car liée à des dysfonctionnements qui trouvent leur source notamment dans le non-respect de la loi.
Un manque de moyens ? Vraiment ?
Donnons un autre exemple : comment justifier donc les moyens utilisés pour organiser la fête de la musique dans les murs d'un hôpital ? Alors que des comptes rendus d’hospitalisation, attendus par des médecins généralistes, sont rédigés avec des semaines de retard par manque de temps de secrétariat médical ?
L’hôpital public souffre, avant tout, du désordre qui règne en son sein. Il est victime de la dispersion de ses moyens. Les intérêts catégoriels et personnels se sont substitués à l’intérêt général. Le choix des praticiens, appelés à participer à la direction de l’hôpital, se fait en fonction de leur aptitude à la soumission ; et non pas selon le contenu de leurs Curriculum vitae (C.V.). Les compétences importent peu : elles font même peur. Le directeur écarte tous ceux qui sont capables de lui apporter une contradiction utile. Le premier cercle du pouvoir ressemble à un conglomérat de clones. Des commissions, comités, assemblées qui prolifèrent. Des élections à la commission médicale d’établissement (CME), lorsqu’elles ne sont pas truquées, se font en fonction du copinage : alors que la loi exige une composition équilibrée de la CME où toutes les disciplines sont représentées, la CME se retrouve avec plusieurs anesthésistes, nombreux urgentistes… pendant que d’autres disciplines ne se voient attribuées aucun représentant. Les « amis » du Maire, ou d'autres politiques, bénéficient d’une immunité particulière. Un praticien hospitalier peut cumuler plusieurs responsabilités durant des décennies et jusqu’à son départ à la retraite : chef de pôle, chef de service, membre de droit de la CME, membre du directoire, membre du conseil de surveillance, etc. Le Seigneur, d'une dimension locale, peut même léguer son « domaine » à l’un de ses vassaux. La loi est souvent méprisée. Les organes de contrôle, de régulation et de sanction ne répondent même pas aux alertes émises par des praticiens hospitaliers. Pis encore, les auteurs de ces alertes sont placardisés, humiliés, voire « psychiatrisés ». Des syndicats gangrénés par la loi d’airain oligarchique ; et qui auraient même réussi à infiltrer certains Ordres professionnels. Etc.
Un turn-over incessant des praticiens hospitaliers et des démissions qui n’inquiètent personne.
La conduite des projets, pourtant validés par l’établissement lui-même, cède face à la paresse et à l’incompétence de certains planqués. Ces derniers sont assurés de l’avancement de leurs carrières qui se fait selon le nombre d’années effectuées, fussent-elles bien somnolentes, et non pas selon une évaluation du travail réalisé.
Les petites mains, elles, sont évaluées. Cette évaluation conditionne l’évolution de leur carrière. Le directeur, aussi, est évalué ; ainsi que les directeurs adjoints. Mais, pas les Seigneurs.
La règle devient : plus un praticien hospitalier veut s’investir dans l’intérêt de l’établissement et du patient, plus il risque de déranger le clan, plus il s’expose aux représailles.
Des pratiques sans intérêt supplantent des tâches fondamentales. Au sein d’un hôpital, un site intranet, conçu pour la coordination des vigilances sanitaires, a été approuvé par notamment la haute autorité de santé (HAS) lors des visites de certification de cet établissement. Désormais, cet outil, apprécié par les soignants, a été détourné vers d’autres finalités : informer sur la météo, donner une citation d’un auteur à lire (par jour), le menu au self, etc. Il s'agit d'une décision unilatérale d’un nouveau cadre faisant fonction de directeur de communication. Une décision qui vient anéantir plusieurs années de travail.
Une communication vers l’extérieur qui, souvent, s’apparente à de la propagande. Elle cherche à embellir l’image de la structure au mépris de l’évidence même. La « twiplomatie » hospitalière contribue à la désinformation et à la manipulation de l'opinion publique.
Ce qui manque à l’hôpital, c’est surtout l’effectivité de la norme. Et donc, la sanction des comportements individuels, déviants et récalcitrants, d’une minorité qui s’est approprié l’Institution hospitalière, tout en asservissant la majorité des praticiens ainsi que leur indépendance professionnelle.
Le hiatus se loge chez les détenteurs du pouvoir médico-administratif local ; et dans cette lutte entre les pouvoirs médical et administratif.
L’hôpital public a besoin d’un seul et vrai « chef » capable de diriger de façon impartiale et en se basant sur les preuves. Un arbitre au-dessus de la mêlée. Diriger n’est pas commander. Un management par les preuves à l’image d’une médecine fondée sur les preuves. Ce chef ne saurait concentrer tous les pouvoirs : le refus de la confusion des pouvoirs et de la tyrannie.
Aujourd’hui, le directeur d’un hôpital semble être le « dindon de la farce ». Il semble coincé entre le pouvoir médical, l’Agence régionale de santé (ARS) et le Maire.
D’ailleurs, le Maire devrait être le véritable représentant des usagers.
Actuellement, dans l’état des choses, donner plus d’autonomie à l’hôpital public reviendrait à encourager l’anarchie ambiante, devenue si familière.
L’hôpital public se portait mieux à l’époque des Préfets.
La présidence du conseil de surveillance devrait être confiée à un Magistrat de la chambre régionale des comptes, par exemple.
Les conflits, impliquant l’hôpital public, devraient relever du droit commun ; et non pas de ce privilège de juridiction administrative, pourvoyeur de l’impunité des dirigeants.
Une bonne gestion des deniers publics n’est pas incompatible avec la qualité des soins. Les bonnes pratiques, dénuées de tout lien ou conflit d’intérêts, génèrent des économies substantielles.
Notre réflexion nous conduit à dire que l’hôpital public a plutôt besoin d’un choc structurel et d’une nouvelle approche culturelle. Ceux qui douteraient sont invités à lire nos précédentes réflexions publiées depuis au moins 2006.
Par conséquent, à l’occasion du futur « Ségur de la santé », nous envisageons de soumettre au Président de la République une liste argumentée de propositions nouvelles et indépendantes.








jeudi 9 avril 2020

Combien de patients, traités (durant une période relativement longue) par l’Hydroxychloroquine ou la Chloroquine (pour d’autres pathologies), seraient-ils gravement touchés par le nouveau Coronavirus ?


La maladie (COVID-19), liée au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), récemment identifiée est à l’origine d’un débat sur l’efficacité - et sur les effets indésirables - de l’Hydroxychloroquine (PLAQUENIL® ou autre) ou de la Chloroquine (NIVAQUINE® ou autre) sur ce nouveau virus.
Ces médicaments sont déjà prescrits dans d’autres indications bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). C’est ainsi que selon le résumé des caractéristiques du produit (RCP), disponible notamment sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ces indications sont les suivantes :

Les indications thérapeutiques du PLAQUENIL® 200 mg, comprimé pelliculé sont :
« Traitement symptomatique d’action lente de la polyarthrite rhumatoïde ;
Lupus érythémateux discoïde ;
Lupus érythémateux subaigu ;
Traitement d’appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques ;
Prévention des lucites. »

Les indications thérapeutiques de la NIVAQUINE® 100 mg, comprimé sécable sont :
« En parasitologie
Traitement curatif et préventif du paludisme ;
Il est nécessaire, lors de la prescription d’antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l’évolution des chimio-résistances.
En rhumatologie
Traitement symptomatique d’action lente de la polyarthrite rhumatoïde.
En dermatologie
Lupus érythémateux discoïde ;
Lupus érythémateux subaigu ;
Traitement d’appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques ;
Prévention des lucites ;
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée de chloroquine dans ces indications. »

La question est donc la suivante : parmi les patients traités, sans doute durant une période relativement longue, dans le cadre de ces indications thérapeutiques disposant d’une AMM, combien auraient eu une forme grave de la COVID-19 ?
L’hospitalisation est l’un des premiers critères de gravité si l’on se réfère à l’article R.5121-152 du code de la santé publique (concernant les effets indésirables présumés d’origine médicamenteuse).
Les bases de données de l’Assurance maladie ne pourraient-elles pas fournir la réponse ?
Cette réponse pourrait livrer des indices utiles susceptibles de présumer, ou non, de l’éventuelle protection, contre les formes graves de la COVID-19, que ces deux médicaments pourraient conférer à ces patients.
Cette cohorte potentielle de patients serait donc traitée dès le début d’une éventuelle contamination par le SARS-CoV-2 ; ce qui la place dans l’une des conditions de traitement recommandées par l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de Marseille : à savoir dès le début des symptômes de la COVID-19 et avant l'aggravation de l'état des patients.
Le même raisonnement pourrait être appliqué à la cohorte des personnes habitant des pays exposés au paludisme et qui prennent ces médicaments pour lutter contre ce parasite.
Ces données pourraient aussi livrer des informations sur les éventuels effets indésirables enregistrés notamment dans le cadre de la pharmacovigilance.



Rappel :

« Nouveau Coronavirus. Sixième réunion - à distance - d’information indépendante destinée au public. « Un échange avec le public : des questions-réponses » » (Cliquer ici)








jeudi 26 mars 2020

Nouveau Coronavirus. Sixième réunion - à distance - d’information indépendante destinée au public. « Un échange avec le public : des questions – réponses »



Mise à jour du 7 avril 2020

Cette réunion, annoncée le 26 mars 2020, est prévue le samedi 11 avril 2020, à 15h.

Cette rencontre aura lieu sur Facebook : groupe « Conférences CTIAP Centre Hospitalier Cholet ».

Les personnes souhaitant participer à ce moment d’échange sont invitées à rejoindre ce groupe.



Article initial du 26 mars 2020

Actuellement, et depuis quelques semaines déjà, nous recevons de nombreuses questions qui émanent de plusieurs personnes résidant en France ou à l’Etranger. Ces personnes expriment aussi et notamment leur anxiété générée par le contexte actuel, pour le moins, exceptionnel.

Cette situation est liée notamment au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19) et aux informations diffusées à ce sujet.

En pareilles circonstances, l’information indépendante du public trouve ici sa pleine dimension. Elle pourrait aider à mieux appréhender la situation actuelle et à atténuer notamment les conséquences de l’isolement et de l’inégalité.

Le CTIAP du centre hospitalier de Cholet envisage donc d’organiser sa sixième réunion d’information indépendante destinée au public.

Le thème proposé est : « Un échange avec le public : des questions – réponses ».

Eu égard audit contexte, cette réunion ne pourra pas se faire selon les modalités habituelles mises en œuvre lors des cinq précédentes rencontres qui ont eu lieu au sein de l’hôpital de Cholet. Les comptes rendus de ces conférences, et des échanges enregistrés, sont d’ailleurs disponibles sur ce site : ils sont accessibles via notre dernier article, en date du 3 février 2020, relatif à la dernière réunion organisée ; de lien en lien, vous pouvez ainsi consulter tous ces documents depuis la première rencontre déclenchée en 2017 par l’« affaire LÉVOTHYROX® ».

Cette sixième rencontre avec le public pourrait se faire à distance.

Il nous reste à trouver le moyen technique, notamment informatique, qui pourrait permettre au maximum de personnes de participer à cet échange en direct.

N’hésitez pas à nous faire part de vos éventuels avis et propositions sur cette idée.

En attendant, nous vous rappelons que plusieurs articles, concernant ce microbe et ce contexte, sont déjà disponibles sur ce site ; et notamment un dossier régulièrement mis à jour. Ces documents sont accessibles via notre dernier article, en date du 25 mars 2020, sur ce sujet.







mercredi 25 mars 2020

Nouveau Coronavirus. PROTOCOLE marseillais (Hydroxychloroquine – Azithromycine) : un « commencement » de preuve serait-il moins pertinent qu’une « absence » de preuve ?


Pour traiter, voire prévenir, la nouvelle maladie (COVID-19) liée au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), l’institut hospitalo-universitaire (IHU) méditerranée infection, basé à Marseille et dirigé par le Professeur Didier RAOULT, propose un protocole à base d’Hydroxychloroquine (PLAQUENIL® ou autre) et Azithromycine (ZITHROMAX® ou autre).

Ce nouveau et invisible microbe (SARS-CoV-2) révèle au moins deux vérités : une inégalité dans la prise en charge des patients ; et le "dogme" selon lequel une « absence » de preuve serait préférable à un « commencement » de preuve.

Certains s’opposent à ce protocole en affirmant que l’équipe marseillaise ne verse pas une preuve parfaite.
Tout en reconnaissant un « commencement » de preuve.
Et brusquement, ces opposants semblent se souvenir de la liste des effets indésirables, et des interactions, qui sont susceptibles d’être générés par ces deux anciens médicaments, peu coûteux par ailleurs. Deux médicaments qui sont utilisés dans d’autres situations.
Mais, pour l’instant, et dans l’immédiat, ces opposants n’ont aucune autre solution à proposer ; excepté d’attendre les éventuels résultats de plusieurs essais cliniques qui seraient en cours.

Mais à ce jour, en France, combien de médicaments sont mis sur le marché malgré leur insuffisante évaluation du rapport bénéfice/risque ? Combien de médicaments bénéficient toujours d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) alors qu’ils sont plus dangereux qu’utiles ?

Pourquoi ce protocole marseillais ne pourrait-il pas bénéficier, par exemple, des procédures, contrôlées, relatives aux autorisations temporaires d’utilisation (ATU) de cohorte, voire nominative ?

Pourquoi tous les patients concernés ne pourraient-ils pas bénéficier de ce protocole marseillais dans le cadre, contrôlé, d’un essai clinique, par exemple ?

Certains « élus » - par exemple - ont, eux, fait le choix d’être traités par le protocole marseillais.

Pis encore, chaque établissement de santé voire chaque région, notamment, semble mettre en place "son" propre "protocole" pour tenter de maîtriser ce nouvel agent pathogène. Et sans preuves notamment scientifiques vérifiables.

Certains ne préconiseraient d’administrer l’Hydroxychloroquine (PLAQUENIL® ou autre) que lorsque le patient est dans un état grave ; lorsqu’il serait en réanimation notamment. Mais, dans ce cas, comment lui administrer ce médicament qui se présente sous forme de comprimés ? Etc. ?

Rappelons que chaque médecin est libre de sa prescription. Que cette prescription est basée, avant tout, sur « les données acquises de la science » (article R.4127-8 du code de la santé publique ; à lire dans son intégralité). Et non pas en se fondant, uniquement sur lesdites (AMM). Cette base est confirmée par un autre article du même code : l’article R.4127-32.

Les actuelles divergences scientifiques nous paraissent légitimes, et saines, eu égard notamment à la nouveauté de l’agent pathogène en cause. Dans cette situation d’urgence, elles opposent en particulier le raisonnement classique - reposant sur une méthodologie statistique - et un autre raisonnement - fondé avant tout sur l’observation clinique -.

D'ailleurs, et dans l'indifférence quasi-générale, ladite méthode classique a été malmenée depuis un certain temps déjà. Comme le relate notre article, publié le 10 novembre 2017, sous le titre : « Des médicaments commercialisés plus rapidement malgré une évaluation insuffisante : un rapport de 2017 de l’agence européenne du médicament (EMA) ».

Ce nouveau microbe met en évidence une autre réalité et notamment une inégalité dans la prise en charge des patients entre les pays ; et au sein d’un même pays : entre les territoires, notamment français.

En pareilles circonstances, pour le moins exceptionnelles, un aspect important trouve donc ici sa pleine dimension : l’information « claire, loyale et appropriée » du patient ; et l’obtention de son consentement libre et éclairé ; conformément aux dispositions du code de la santé publique, notamment.

Nous pensons que, eu égard à la transparence voulue par les autorités ad hoc, chaque établissement de santé devrait rendre public, auprès de la population, "son protocole".

Ce nouveau et invisible microbe révèle donc au moins deux vérités : une inégalité dans la prise en charge des patients ; et le "dogme" selon lequel une « absence » de preuve serait préférable à un « commencement » de preuve.

L’autre révélation concerne « la triptyque du mensonge » (cf. notre article du 21 mars 2020).

Enfin, pour aider les personnes qui pourraient être anxieuses en ce moment, nous conseillons la lecture d’au moins les deux articles suivants :

« DOSSIER. Nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19) : quelques informations utiles » ; régulièrement mis à jour. (Cliquer ici)

« France. Nouveau Coronavirus : Le Président de la République cible un facteur déterminant. » (Cliquer ici)




Autre lecture : L’avis d’un médecin (Docteur Gérard Maudrux) publié, le 23 mars 2020, sur « LE QUOTIDIEN DU MEDECIN Blogs » sous le titre : « Covid-19 : un second scandale de la Chloroquine. » (Cliquer ici)








samedi 21 mars 2020

France. Nouveau Coronavirus. La triptyque du mensonge : autorité sanitaire, politique, médias


« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »
Jiddu Krishnamurti


Rien ne sera plus jamais comme avant.

Le centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques (CTIAP) du centre hospitalier de Cholet n’a pas attendu le récent et inattendu aveu de Madame Agnès BUZYN, ancien Ministre des solidarités et de la santé, pour alerter ses lecteurs. Il a réagi alors même que Madame BUZYN était encore Ministre. En vain.

Le 16 mars 2020, dans un article intitulé « à l’aube de la Garde à vue sanitaire », nous avons informé en ces termes : « Le moment viendra où les Conseillers du Président de la République devraient rendre des comptes. Parmi ces Conseillers figurerait notamment l’ancienne ministre des solidarités et de la santé, et Professeure de médecine ».
Ce moment n’est pas encore venu. Pour l’instant, la priorité consiste toujours en la lutte contre ce nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19).
Mais, eu égard audit aveu, il y a lieu d’acter en temps réel certains faits.
Un aveu soudain alors même que le Président de la République parle de « Guerre » sanitaire.

Le lendemain de notre article donc, soit le 17 mars 2020, par plusieurs médias, nous apprenons que ladite ancienne Ministre des solidarités et de la santé savait.
Elle savait, mais elle ne nous a rien dit.
Au contraire, elle a minimisé le risque auprès du public notamment.
Elle aurait dû nous alerter. Et sans délai.
D’autant plus qu’elle est, avant tout, Professeure de médecine.
Elle aurait dû nous alerter au lieu de cautionner ; au lieu de minimiser le risque ; au lieu de nous tromper ; au lieu de nous faire perdre un temps précieux…
Un temps qui aurait, au moins, pu permettre de déclencher des commandes de masques, de produits hydro-alcooliques, de lunettes de protection, etc. Un matériel nécessaire à la protection de toute personne ; et en particulier à nos "commandos des forces spéciales" : les soignants qui se trouvent en première ligne, et sans protection, face à ce nouvel agent pathogène, jusqu'alors inconnu.
C’est de la vie des gens dont on parle.
Elle savait, mais elle a quitté le navire.
Ce n’est pas ce que l’on est en mesure d’attendre d’un « Chef ».
Elle a quitté le navire.
Pour se présenter aux élections municipales.
Arrivée en troisième position lors du premier tour, organisé pourtant de façon, pour le moins surprenante, elle vient maintenant critiquer, a posteriori, la tenue de ces mêmes élections.
Alors que le Président de la République parle de « Guerre » sanitaire, non seulement elle déserte, mais elle tente, en plus, de jeter le trouble dans la cohésion nationale ; dans les troupes…

Une attitude qui contraste terriblement avec son choix, pour le moins autoritaire, visant à imposer à toute la population française l’« obligation » vaccinale.
Une obligation qui aurait été motivée, selon l’intéressée, par un seul but : la protection de la santé de cette population.
Or, en réalité, la véritable raison de cette obligation trouverait sa source dans l’injonction émise par le Conseil d’État à destination du précédent Gouvernement. Une injonction demandant la mise sur le marché d’une composition de vaccins correspondant aux seuls trois vaccins alors obligatoires.
Faute de pouvoir contraindre les laboratoires pharmaceutiques à respecter cette demande de la plus haute juridiction administrative, elle fait plutôt le choix d’adapter le calendrier vaccinal aux compositions de vaccins déjà imposées, de façon unilatérale, par lesdits laboratoires pharmaceutiques. Il faudrait dire aussi que le Conseil d’État lui aurait laissé une faille qu’elle a su saisir.
Nos lecteurs se souviendront de nos nombreuses alertes émises, là encore, en temps réel sur ce sujet ; alertes toujours accessibles sur ce site.

Elle a donc su publiquement déployer son autorité pour soumettre toute une population.
Une autorité accompagnée d’un zeste de déclarations, pour le moins inexactes.
Telle que celle publiquement tenue, le 23 janvier 2018, sur BFMTV : « Un vaccin obligatoire (…) il n’y a pas d’effets secondaires ».
Une déclaration inexacte, voire mensongère.
À laquelle nous avons répondu dans notre article du 8 février 2018 ainsi intitulé : « « Un vaccin obligatoire (…) il n’y a pas d’effets secondaires » : une grave et inadmissible déclaration de Madame la Ministre de la Santé ».
Elle est restée insensible à notre alerte ; tout comme BFMTV.
Aucune rectification n’a été apportée. Le contradictoire semble impossible.
Pourtant cette alerte a été portée à sa connaissance ; y compris par l’intermédiaire du réseau social Tweeter.

Notre Tweet du 19 décembre 2018, copie à BFMTV

« Mme BUZYN (Professeur de médecine), votre position temporaire de Ministre ne vous autorise pas à diffuser une information inexacte sur un médicament sur BFMTV : "Un vaccin obligatoire (…) il n’y a pas d’effets secondaires" »




Donc, d’un côté, la population est assujettie à des arguments d’autorité pour son "bien", nous disait Madame Agnès BUZYN.
De l’autre côté, désormais, la même Agnès BUZYN, une fois que ses prévisions sur la diffusion masquée du SARS-CoV-2 (COVID-19) s’avèrent fausses et que son espoir d’être élue Maire de Paris s’éloigne, nous explique qu’elle avait conscience de la gravité de la situation qui menaçait la santé de cette même population, mais qu’elle s’est abstenue de nous alerter.
Pis encore, elle semble nous avoir menti.
Surprenant comportement donc.

Quelle crédibilité accorder donc à la parole de Madame Agnès BUZYN ?

Elle a aussi ignoré nos écrits qui l’alertaient sur les obstacles à la pharmacovigilance.
Cette alerte est disponible dans notre article du 10 septembre 2018.
Face à ce mépris, le 10 décembre 2018, un livre est donc paru sous le titre : « Obstacles à la pharmacovigilance : Délinquance en col blanc ; Inertie des pouvoirs publics ».
Puis, notre article du 21 septembre 2019 informe du « Putsch administratif » sur les vigilances sanitaires. Notre alerte a pourtant été relayée par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament).

L’un des Conseillers de Madame la Ministre ose même nous adresser un accusé de réception à notre e-mail nous indiquant : "Votre message a été supprimé sans être lu".
Elle est également restée muette face à ce comportement malgré notre autre tweet, en date du 15 décembre 2018, portant à sa connaissance ce fait : « Madame La Ministre, Hier, j’ai adressé un e-mail à l’un de vos Conseillers. En retour, je reçois : "Votre message a été supprimé sans être lu". En tant que Praticien Hospitalier, je suis déçu. Est-ce le signe du respect et du dialogue ? ».

Notre Tweet du 15 décembre 20218





Notre article du 8 juillet 2018 alertait déjà sur « des pratiques qui menacent l’efficience du système d’alerte sanitaire et donc la sécurité des patients ».

Des alertes. Mais, toujours en vain. Rien ne bouge.

À titre subsidiaire, il y a lieu de rappeler le niveau de l’argumentation de Madame la Ministre lors de l’« Institutionnalisation de l’« enfant sans père » » (notre article du 28 septembre 2019).

Les déclarations inexactes, voire mensongères, de Madame Agnès BUZYN n’auraient pas pu prospérer sans l’aide des médias.
La presse, en général, est aussi responsable de cette situation. Excepté quelques journalistes qui essayent, tant bien que mal, de faire leur travail sérieusement.

En général, le public n’a pas toujours véritablement accès à une information indépendante et contradictoire.
Souvent, cette presse se contente de diffuser les informations qui viennent des autorités et des leaders d’opinion, notamment.
Sans même s’interroger sur les éventuels liens et/ou conflits d’intérêts.

Pourtant, par exemple, une évaluation des guides de la haute autorité de santé (HAS) effectuée par la revue indépendante « Prescrire » révèle que seulement 6% de ces « guides » sont jugés « intéressants ». Et environ 21% de ces documents ont « des défauts majeurs ou susceptibles de nuire à la qualité des soins » (article du 16 janvier 2018).

Et malgré la sanction infligée, par l’Ordre des médecins, à un pédiatre qui n’avait pas déclaré ses « liens d’intérêts, qui sont patents, avec les fabricants de vaccins : Pfizer, GSK, Sanofi Pasteur MSD et Novartis », ce médecin continuerait de prospérer via les médias (article du 7 décembre 2018).

Souvent, la presse, notamment nationale, ne tient pas compte des arguments contradictoires que peuvent apporter tel ou tel professionnel de santé.
Elle ignore les alertes ascendantes. Et notamment celles qui émanent de professionnels exerçant ailleurs qu'à Paris.

Nous n’avons vu aucun journaliste relayer cet article informant sur cet « exemple de manipulation de l’information » concernant l’interdiction, depuis 2010, de « la publicité pour le Vaccin GARDASIL® ». Et alors même que ces « affirmations inexactes » ont été « relevées par l’Agence française de sécurité sanitaire » ; et que cette décision a été publiée au Journal Officiel de la République Française « JORF » (article du 31 décembre 2019).

Les professionnels de santé ont même été exclus lors de la consultation publique lancée par la haute autorité de santé (HAS) concernant le projet de généralisation à tous les garçons du vaccin GARDASIL9® (article du10 novembre 2019).

Mais, lorsque des médecins et pharmaciens indépendants alertent, un "journaliste" de ParisMatch ose même qualifier ces lanceurs d’alerte de : « antivax convaincus » et de « terroristes » (notre réponse à ParisMatch du 14 mai 2019).

Notre alerte adressée au Président de l’Assemblée nationale lui demandant la saisine du Conseil constitutionnel n’a jamais été reprise par aucun média (article du 20 décembre 2017).

Ce ne sont que des exemples, non exhaustifs, que nous avons constatés à notre niveau. Et qui se fondent sur notre expérience vécue.

Ce type de journalisme transformerait donc ce respectable métier en un organe de propagande des arguments d’autorité. Pourtant, les journalistes devraient rester « les chiens de garde de la démocratie », en l'espèce sanitaire.

Rappelons, tout de même, le « mépris » qui avait été réservé à l’alerte du Professeur Didier RAOULT, pourtant directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection basé à Marseille. L’expertise de l’équipe de ce centre de référence nationale et mondiale a été réduite à des « fake news ».

Tout simplement extraordinaire.

Ce qui se passe, en France, depuis de nombreuses années, et bien avant l’arrivée de Madame Agnès BUZYN à la tête du Ministère des solidarités et de la santé, relève au moins d’un manquement au devoir d’alerte.

C’est, pour le moins, une faute médicale, éthique, morale, politique, voire juridique.

Le discours officiel peut donc être inexact, voire mensonger.

Avec éclat, le nouveau Coronavirus en apporte la preuve.

Le SARS-CoV-2 s’avère être l’extraordinaire révélateur des conséquences de cette triptyque : déclarations inexactes, voire mensongères des autorités sanitaires ; inertie des pouvoirs publics ; inconscience voire complicité des médias.

Désormais, chaque personne peut comprendre l’importance d’une alerte sanitaire, notamment ascendante émanant d’un « simple » professionnel de santé qui, lui, connaît bien le terrain et qui a le « nez dans la poussière », au plus près des patients notamment.

L’intelligence est dans la soute.

Nous n’aurions jamais imaginé qu’un jour la vérité viendrait d’un être minuscule, invisible, mais puissant : un virus.

Ce jour est donc venu.

Alors, oui, il y avait un avant SARS-CoV-2.

Et, oui, il y aura bien un après COVID-19.

En tout cas, nous l’espérons.



Rappel : notre dossier sur le nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19, régulièrement mis à jour (cliquer ici)







lundi 16 mars 2020

France. Nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19) : à l’aube de la Garde à vue sanitaire


« Il est inutile de dire au fleuve de s’arrêter de couler. Il faut mieux apprendre à naviguer dans la vague ».
En ce mois de mars 2020, la France entière, qui ne se limite pas à Paris, semble tournée vers un seul objectif : maîtriser ce nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19). Toutes les activités, qui n’ont pas a priori une nécessité impérieuse, semblent à l’arrêt : le sport (activité vitale pourtant), l’enseignement, la justice, les entreprises, les loisirs, etc. Tous les calendriers, toutes les échéances, sont perturbés, et c’est peu dire ; excepté le calendrier des élections municipales, notamment. Les hôpitaux déprogramment même des rendez-vous de soins jugés non urgents. Les soignants et la population n’ont pas assez de masques. Mais, des masques sont disponibles dans des bureaux de vote. La carrière politique paraît au-dessus de tout. Une indécence. 
Le moment viendra où les Conseillers du Président de la République devraient rendre des comptes. Parmi ces Conseillers figurerait notamment l’ancienne ministre des solidarités et de la santé, et professeure de médecine.
Il n’y aurait pas lieu de blâmer nos concitoyens qui ne respecteraient pas telle ou telle recommandation. Leur prétendue indiscipline ne serait que le miroir de la surdité et de l’aveuglement chroniques d'une politique nationale de santé qui ignore ce qu'est une réelle et efficiente gestion des risques ; que le reflet de l'arrogance des leaders d'opinion envers notamment les retours d’expériences étrangères ; que le mépris affiché face aux alertes ascendantes émanant des soignants d'autres territoires que Paris ; que la manifestation d'une information non contradictoire relayée en permanence par certains médias.
Mais, pour l’instant, l’heure est à la solidarité. Bien qu’imparfaitement armés, et déjà bien usés, les soignants sont appelés au combat. Sans équipements adéquats, ils devraient affronter l’invisible agent pathogène. Au péril de leur propre santé et de leur vie.
Eu égard aux pouvoirs que la Constitution confère au Président de la République en pareille circonstances exceptionnelles, l’intérêt général appelle une garde à vue sanitaire proportionnée de la population. Désormais, malgré notre innocence, chacun de nous est suspect. Car, comme nous l’avons déjà largement expliqué dans un précédent article, « l’invisible virus utilise notamment notre liberté fondamentale d’aller et venir ». Comprenons que chacun de nous, sans le savoir, pourrait être le transporteur et le diffuseur de ce passager invisible, sournois et jusqu'alors inconnu.
L’accès aux établissements de santé, dont les hôpitaux publics, ne devrait être autorisé que pour la mission essentielle de soins.
Pour le reste, nous vous invitons à lire notre dossier, régulièrement mis à jour, ainsi intitulé : « DOSSIER. Nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2 ; COVID-19) : quelques informations utiles ».