dimanche 22 septembre 2019

Traduit en anglais. Vaccin GARDASIL® : la réflexion des « 15 médecins et pharmaciens indépendants » est désormais disponible en anglais


Le 29 avril 2019, nous avons publié un article intitulé : « Vaccin GARDASIL® : des médecins et pharmaciens indépendants répondent à l’appel des « 50 sociétés savantes » et demandent un moratoire ainsi qu’une commission d’enquête parlementaire ».
Le 30 avril 2019, ce travail est relayé par une journaliste (Vanessa Boy-Landry) dans ParisMatch sous le titre : « Vaccins anti-HPV : 15 médecins dénoncent les risques des conflits d’intérêts ».
Désormais, ces documents (ci-dessus rappelés) sont disponibles en anglais. Ils sont ainsi libellés :
« HUMAN PAPILLOMAVIRUS – A RIGHT OF REPLY : « We, doctors and pharmacists, independent of the pharmaceutical industry are calling for a moratorium on the use of these vaccines » - April 2019 » ;
La traduction du français en anglais est faite par Guillaume De Chazournes ; traduction revue par Alan Cassel.
Source : « Gardasil, HPV : « The call of the 50 » ; Med’Ocean


Rappel des autres articles :

Le 8 mars 2019 : « Vaccin GARDASIL® ». Réunion d’information destinée au public : Jeudi 23 mai 2019, 19h30, centre hospitalier de Cholet »
Le 21 mars 2019 : « URGENT. ALERTE. Généralisation du vaccin « GARDASIL® » : Réponse aux « 50 sociétés savantes »
Le 27 mars 2019 : « PHARMACOVIGILANCE. Complément de réponse aux « 50 sociétés savantes ». Vaccin « GARDASIL® » : des effets indésirables enregistrés »
Le 27 avril 2019, Ouest-France : « Cholet. L’hôpital informe sur le vaccin Gardasil »
Le 4 mai 2019, un article du JIM : « Vous reprendrez bien un peu de controverses autour de la vaccination anti-HPV ? »
Le 6 mai 2019 : « Alerte et invitation. Lettre à l’ARS et au Rectorat de Guyane. « Expérimentation » en milieu scolaire des vaccins anti-papillomavirus (anti-HPV) : les citoyens de Guyane ont le droit à une information claire, loyale et appropriée »
Le 7 mai 2019, sur FranceInter par Dominique Dupagne : « Communication sur les vaccins : débat sur l’intégrité et la raison »
Le 7 mai 2019, sur France 5 / FranceInfo : « Faut-il généraliser la vaccination contre le papillomavirus ? En mars dernier, 50 médecins insistaient sur l’urgence d’augmenter la couverture vaccinale chez les filles et de l’étendre aux garçons. Mais, la semaine dernière, d’autres professionnels de santé publiaient un droit de réponse. Explications »
Le 14 mai 2019 : « Vaccins anti-papillomavirus. Un article de ParisMatch accuse les « 15 » médecins et pharmaciens indépendants d’« antivax convaincus » et de « terroristes » : Réponse à la direction de ParisMatch »








samedi 21 septembre 2019

MÉMOIRE MASTER 2 DROIT DE LA SANTÉ. « Le circuit du médicament dans les établissements de santé français face aux articles 223-1 et 223-2 du code pénal : « Des risques causés à autrui »


En ce mois de septembre 2019, nous avons présenté et soutenu publiquement notre Mémoire réalisé dans le cadre du Master 2 Droit de la Santé (5 ans d’études). Après la Licence de Droit obtenue en 2017, nous venons donc de valider ce Master 2.
Ce Mémoire est ainsi libellé :

Le circuit du médicament dans les établissements de santé
français face aux articles 223-1 et 223-2 du code pénal
« Des risques causés à autrui »








DROIT DE RÉPONSE à OUEST-FRANCE. « Putsch administratif » sur les vigilances sanitaires. Suite « Obstacles à la Pharmacovigilance » : notre alerte relayée par l’ANSM


Il y a maintenant plus d’un an, soit le 10 septembre 2018, nous avons alerté sur les obstacles qui entravent le bon fonctionnement de la pharmacovigilance notamment. Cette alerte est consultable via notre article intitulé : « Obstacles à la pharmacovigilance. Refus de transmettre les incidents médicamenteux à la pharmacovigilance : Alerte et demande d’intervention de la Ministre des solidarités et de la santé ».
En décembre 2018, face à l’inertie, un livre est publié sous le titre « Obstacles à la pharmacovigilance : Délinquance en col blanc ; Inertie des pouvoirs publics ».
Le 14 janvier 2019, le journal Ouest-France publie un article intitulé : « Cholet. Sécurité du médicament : bisbille à l’hôpital ». Cet article comporte des informations inexactes telles que celles mises dans la bouche du directeur du centre hospitalier (CH) de Cholet. Ce dernier avait envisagé d’envoyer une demande de rectification auprès d’Ouest-France. Or, à ce jour, aucune correction ne semble avoir été apportée à cet article. Le directeur, lui-même, soutient notamment que « les propos relatés par le journaliste sont inexacts (…) Je connais bien la procédure interne que je confirme et qui passe par le responsable local de pharmacovigilance ». Cette procédure, violée de façon constante, est pourtant en vigueur depuis notre arrivée dans l’établissement en 2002 : toutes les déclarations doivent passer par le responsable local de pharmacovigilance (Dr Amine UMLIL) sauf en cas d’absence de ce dernier. Cette procédure, confirmée après la création de l’unité de pharmacovigilance en 2007, est approuvée par l’établissement et ses instances. Elle est signée par le médecin responsable du CRPV (centre régional de pharmacovigilance), par le chef de service de la pharmacie à usage intérieur (PUI), et par le responsable de l’unité de pharmacovigilance. Elle a été valorisée par notamment toutes les visites d’accréditation et de certification subies par le centre hospitalier depuis 2003, 2007, 2011, etc. ; visites menées par les experts de l’ANAES (agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé) puis par ceux de la HAS (haute autorité de santé). Cette organisation est publiée dans une revue nationale avec comité de lecture « Le Pharmacien Hospitalier » dès 2006. Elle est saluée par l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) depuis 2008 (actuellement ANSM : agence nationale de sécurité du médicament), etc.
Suite à notre alerte, cette ANSM nous a informé au mois de mars 2019 que notamment notre « signalement, que vous aviez [nous avions] par ailleurs déjà adressé à l’ARS [agence régionale de santé] et à la Ministre de la santé, a été réorienté vers la DGOS [direction générale de l’offre de soins] et va l’être à nouveau par nos soins à l’ARS ». L’ANSM ajoute : « Nous allons par ailleurs néanmoins rappeler au directeur du CH de Cholet ses obligations en matière de signalement de signaux de vigilance ».
Malgré cette intervention de l’ANSM, rien n’a bougé. L’ANSM est donc privée de la connaissance des effets indésirables, pourtant signalés par les soignants, mais bloqués par la sous-direction « Qualité et Gestion des risques ».
En lisant ledit article d’Ouest-France ci-dessus rappelé, le lecteur pourrait penser que l’unité de pharmacovigilance (dont nous avons la responsabilité) serait une entité vide. Il n’en est rien.
Avec le centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers et le CHU de Toulouse notamment (les deux CHU dans lesquels nous avons effectué notre formation hospitalo-universitaire pendant 10 ans), nous venons de publier, en 2019, ce qui pourrait être considéré comme le premier cas mondial notifié d’un effet indésirable nouveau sous un médicament anticancéreux.
En plus des conséquences potentiellement graves de ces obstacles sur les patients, une autre conséquence, attendue pour notre part, vient d’émerger et de percuter les travaux de la direction elle-même.
Celle-ci nous sollicite pour nous réclamer des données sur la pharmacovigilance au centre hospitalier ; données qui sont pourtant censées avoir été transmises directement au CRPV selon ledit article d’Ouest-France. Ces données s’avèrent donc nécessaires « dans le cadre d’un questionnaire et la perspective d’un marché public liés aux assurances ». Répondre à cette sollicitation reviendrait, pour notre part, à effectuer une fausse déclaration auprès de ces assurances. Car, malgré notre rôle de responsable de la pharmacovigilance et de la coordination des vigilances sanitaires notamment, nous sommes dans l’impossibilité de répondre eu égard à la rétention de ces informations par la sous-direction « Qualité et Gestion des risques ». Une rétention qui nous prive d’une vision globale de la pharmacovigilance (et des autres vigilances sanitaires) au sein du centre hospitalier.
Quant aux propos tenus par l’ARS auprès d’Ouest-France, nous avons porté à la connaissance du nouveau directeur général de l’ARS notamment le contenu du procès-verbal de la commission médicale d’établissement (CME) en date du 9 février 2012 relatif à la désignation du « coordonnateur de la gestion des risques associés aux soins » :
« Les membres du bureau de la CME rappellent l’importance de ce poste. Il nécessite qu’un médecin possède une technicité particulière et soit disponible. Ce poste a été proposé à un réanimateur. Celui-ci l’a décliné au vu de l’importance de cette mission. Les membres du bureau proposent la désignation de M. le Dr UMLIL. Il possède la technicité requise et le temps pour pouvoir assurer ces missions. Il serait prêt à assumer ce poste et s’engager sur un travail en concertation avec le bureau de la CME. »
Mais, lorsqu’une famille envisage de porter plainte, l’ARS sait réagir dans ce cas en envoyant un courrier à la direction.
Une association de patients, qui avait saisi une autre ARS en demandant des « sanctions pour manquement de signalement d’un effet secondaire [indésirable] », s’est vue conseiller par cette ARS notamment « d’engager une procédure auprès du Procureur de la République territorialement compétent ».
Selon notre expérience, il nous semble que les hôpitaux publics se portaient mieux à l’époque des Préfets (avant la création de ces ARS).
Il est donc illusoire de tenter de nous faire croire que les dysfonctionnements de l’hôpital public seraient uniquement liés à un manque de moyens.
Pendant que ces obstacles, injustifiés, continuent de prospérer en nous empêchant d’exercer correctement et pleinement nos missions de vigilances sanitaires, nous constatons le développement de fonctions secondaires telles que celles faisant la promotion de la « Réflexologie plantaire et relaxation », « atelier de chant », « cours de yoga », etc. ou celle relative à ce que le journal Le Monde puis France 2/Franceinfo viennent de dévoiler respectivement le 13 août 2019 et le 19 septembre 2019 sous les titres suivants :
« Les vraies motivations de Happytal, service de conciergerie de luxe pour hôpitaux : Cette start-up promet d’« apporter de la douceur » aux patients. Mais son vrai business est l’optimisation de la facturation des chambres individuelles » (Le Monde, 13 août 2019) ;
« ENQUÊTE FRANCE 2. Le business caché d’Happytal, la société qui renfloue les caisses des hôpitaux : A l’hôpital, un nouveau service a vu le jour ces derniers temps : des conciergeries privées, comme dans les grands hôtels. Vous pouvez commander des fleurs, des chocolats… et ce n’est pas tout : ces concierges font aussi remplir des papiers aux patients. Mais les malades savent-ils toujours ce qu’ils signent ? L’œil du 20h a découvert des pratiques qui peuvent leur coûter cher. » (France 2 / Franceinfo, 19 septembre 2019).
De la vulnérabilité des patients hospitalisés…
Nous venons aussi de renoncer à présenter notre candidature aux actuelles élections de la commission médicale d’établissement (CME) : la procédure de ces élections contredit la loi ; personne ne conteste ce fait ; mais les élections se poursuivent…
Nous pourrions continuer encore à lister d'autres faits de cette nature. La liste est longue.
En tout cas, nous assistons à ce qui pourrait être qualifié de « putsch administratif » sur les vigilances sanitaires.
Par conséquent, nous demandons à Ouest-France de bien vouloir corriger leur article ci-dessus rappelé.








Procès « MÉDIATOR® » (benfluorex) : le laboratoire Servier n’aurait trompé que les médecins et pharmaciens qui auraient accepté d’être trompés


À deux jours de l’ouverture du procès prévu dans l’« affaire MÉDIATOR® » (benfluorex), et si l’on croit la presse, certains affirment que le laboratoire Servier les a trompés.
Il y a donc lieu de rappeler quelques faits que nous avons déjà soulignés dans nos précédentes écritures.
À titre liminaire, nos lecteurs peuvent consulter notre déclaration des liens et conflits d’intérêts disponible sur ce même site.
Avant de désigner, de façon constante, comme responsable de « tous les maux des patients » uniquement et seulement les laboratoires pharmaceutiques, les autorités sanitaires et le médicament, d’accuser un tiers, il faudrait d’abord que les prescripteurs et les pharmaciens, les deux principaux acteurs du circuit du médicament, s’interrogent également sur leurs propres responsabilités. Dans un « crime », accuse-t-on uniquement le « couteau » qui a servi et le « fournisseur » qui a commercialisé cet « outil » ?
En notre qualité de médecins et pharmaciens, adopter des raisonnements du type « on nous a trompés » reviendrait même à signer, par l’absurde, et de façon consciente ou non, notre propre inaptitude à analyser et à interpréter telle ou telle donnée et source accessibles. En effet, cela reviendrait à admettre notre propre négligence, imprudence voire incompétence. Alors qu’on doit être capable de distinguer le vrai du faux. Nous avons été formés pour le faire.
Un simple regard vers la structure chimique du benfluorex (MÉDIATOR®) livre un premier indice : son squelette nous dit qu’il s’agit d’une amphétamine. Une amphétamine comme la fenfluramine (PONDÉRAL®) et la dexfenfluramine (ISOMÉRIDE®).
Un deuxième indice jaillit lors de l’analyse pharmacocinétique (c’est-à-dire le devenir du médicament dans l’organisme) : ces trois médicaments, ces trois substances cousines, une fois administrées dans le corps humain, donnent naissance à un même produit dérivé (un métabolite) : la norfenfluramine. C’est cette dernière substance qui est à l’origine des ennuis des patients. Sa toxicité et son lien avec les valvulopathies (troubles des valves du cœur) et l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) ont été progressivement établis depuis 1994.
Un troisième indice se révèle dans la lecture du suffixe « orex » (du benfluorex) qui classe le MÉDIATOR® parmi les anorexigènes selon la nomenclature de l’OMS (organisation mondiale de la santé). En clair, le MÉDIATOR® est un coupe-faim amphétaminique.
De nombreux médecins et pharmaciens, respectant notamment leur obligation de formation continue, l’ont écarté de leurs listes depuis bien longtemps. La suite des faits est accessible via  notre article intitulé : « Cinéma, film et débat. « La fille de Brest » : résumé de l’intervention du 9 janvier 2018 ».
Nous ne pensons donc pas nous tromper beaucoup en disant que c’est le médecin et le pharmacien qui, finalement, permettent d’établir la rencontre physique entre le patient et le médicament. Certes, les laboratoires pharmaceutiques nous mettent à disposition des médicaments. Certes, les autorités sanitaires autorisent la mise sur le marché de ces produits. Mais, si le médicament n’est ni prescrit, ni dispensé, il ne servira plus à rien. Il sera inoffensif. En somme, sans le consentement de ces deux professionnels de la santé, un médicament, quel qu’il soit, ne pourrait nous nuire.
C’est la réflexion que nous avons proposée notamment dans notre premier livre sur le médicament qui avait été relayé par la presse professionnelle et grand public : « Médicament : recadrage. Sans ton pharmacien, t’es mort ! » (Livre paru en septembre 2013).
Autant d’études pour comprendre le médicament sous ses différentes facettes… et on ose affirmer : « Nous avons été trompés »








mardi 3 septembre 2019

Cancérologie. Recherche d’un déficit en DPD avant tout traitement à base de 5-FU ou capécitabine : après l’obligation, un test est désormais pris en charge par l’assurance maladie


Le 4 mai 2019, dans un article intitulé « Cancérologie. L’obligation de rechercher un déficit en DPD avant tout traitement à base de 5-FU ou capécitabine : l’aboutissement, partiel, des travaux de l’ICO d’Angers », nous avons présenté les faits marquants de ce dossier depuis une alerte datant de 2017.
Parmi ces faits marquants, un test consistant à « mesurer l’uracilémie » est devenu obligatoire.
Désormais, ce test est pris en charge par l’assurance maladie comme le révèle la « Décision du 23 mai 2019 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l’assurance maladie ». Cette décision est publiée au Journal officiel de la République française du 31 août 2019 (cf. ci-dessous). Cette décision « entrera en vigueur 21 jours après sa publication au Journal officiel de la République française ».

Extrait du Journal officiel de la République française du 31 août 2019










jeudi 22 août 2019

Pharmacovigilance. Le premier cas notifié : « Syndrome d’obstruction sinusoïdale » chez une patiente traitée par trastuzumab emtansine (KADCYLA® ou autre) pour un cancer du sein


« Liver sinusoidal obstruction syndrome associated with trastuzumab emtansine treatment for breast cancer » est le titre de l’article qui vient d’être publié dans une revue internationale avec comité de lecture (cf. lien et extrait ci-dessous).
Suite à une déclaration en pharmacovigilance d’un cas d’effet indésirable, ce dernier semble être le premier cas notifié. Il s’agit d’un « syndrome d’obstruction sinusoïdale » observé chez une patiente traitée, pour un cancer du sein, par trastuzumab emtansine (KADCYLA® ou autre).
En 2019, des praticiens Angevins (centre hospitalier universitaire (CHU) ; centre de pathologie de l’ouest ; Inserm), Toulousains (CHU) et Choletais (centre hospitalier : département d’oncologie ; CTIAP/Pharmacovigilance) viennent donc révéler ce premier cas de cet effet indésirable hépatique rare mais potentiellement mortel.
Cette information doit donc être portée à la connaissance des professionnels de santé et des patients.



Pour en savoir plus

Un lien vers PubMed : cliquer ici

Un extrait :









lundi 19 août 2019

Lamotrigine (LAMICTAL® ou autre) pendant la grossesse : notre analyse confirmée par un nouvel avis de la revue Prescrire


Le 5 septembre 2018, nous avons publié un article sous le titre : « Lamotrigine (LAMICTAL® ou autre) pendant la grossesse et troubles autistiques : la question d’un pédopsychiatre ». Cet article propose notre analyse des données disponibles. Parmi celles-ci, figure un avis de la revue Prescrire datant de « 2009 » qui indiquait notamment qu’« en janvier 2009, aucune information n’était disponible dans (…) sur les conséquences à long terme d’une exposition in utero à la lamotrigine ».
En ce mois d’août 2019, cette revue publie un nouvel avis dans un article intitulé « Antiépileptiques et grossesse : effets à long terme à prévoir chez les enfants ». Ce nouvel avis analyse notamment des publications récentes citées dans notre article de 2018. Cette revue, elle aussi, relève :
« Avec la lamotrigine, l’étude de cohorte française chez environ 3 000 enfants suivis jusqu’à 5 ans a mis en évidence un risque environ 1,6 fois plus grand de troubles précoces du développement. Une méta-analyse portant sur près de 300 grossesses a mis en évidence un risque environ 9 fois plus grand d’autisme et de dyspraxie avec la lamotrigine ; d’autres études portant sur des effectifs réduits ont eu des résultats divergents. »
Cette revue rappelle aussi que la « lamotrigine est l’antiépileptique pour lequel les données sont les plus nombreuses. La lamotrigine semble moins exposer à des troubles de l’apprentissage que les autres antiépileptiques ».
Ce nouvel avis conclut qu’« il n’existe pas de médicament antiépileptique sans risque pour l’enfant à naître (…) jusqu’à preuve du contraire ». Il ajoute qu’« un risque moindre a été mis en évidence avec la lamotrigine qu’avec les autres antiépileptiques, mais plusieurs études ont montré que la lamotrigine expose malgré tout à des troubles du développement psychomoteur ».
Enfin, ce nouvel avis confirme l’importance de l’information : « Les femmes (les couples) concernées ont intérêt à en être informées pour prendre part à la décision du traitement antiépileptique avant d’envisager, en connaissance de cause, une grossesse ou un renoncement temporaire voire définitif à une grossesse ». Il rappelle également « les conséquences néfastes de l’épilepsie maternelle non traitée sur la grossesse et son issue ».