samedi 10 avril 2021

LETTRE OUVERTE. Vaccins contre la Covid-19 : Réponse à la direction du centre hospitalier de Cholet

 

Monsieur Pierre VOLLOT,

Directeur,

Centre hospitalier de Cholet,

 

 

Copie adressée à :

Monsieur le Président de la République, Emmanuel MACRON ;

Monsieur le Premier ministre, Jean CASTEX ;

Monsieur le Ministre des solidarités et de la santé, Olivier VÉRAN ;

L’Assemblée nationale ;

[au] Sénat ;

la Haute autorité de santé (HAS) ;

l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ;

Monsieur le Président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Cholet, Maire de Cholet, Président de l’agglomération du choletais, Député honoraire, Gilles BOURDOULEIX ;

Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la Loire.

 

 

 

 

 

 

 

Lors de notre dernière rencontre, en date du 31 mars 2021, vous m’avez affirmé notamment ceci : « Je vous redis que je connais les compétences professionnelles indéniables que vous avez pu mettre au service de notre établissement et je vous en remercie ».

 

Mais, hier soir, soit le 9 avril 2021, j’ai découvert avec étonnement, et c’est peu dire, le texte qui a été publié par la direction du centre hospitalier (CH) de Cholet sur le réseau social Twitter : compte de l’hôpital. Ce texte diffuse publiquement le message suivant :

 

« La direction du Centre Hospitalier de Cholet précise que le Dr Umlil s’exprime, à titre personnel, dans le blog du CTIAP [centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques]. Ses opinions concernant la vaccination [contre la Covid-19] ne sauraient engager le Centre Hospitalier de Cholet. Depuis début janvier, le centre hospitalier a ouvert un centre de vaccination destiné aux professionnels de santé et aux services d’aide à domicile. A ce jour, près de 60% de ses personnels sont vaccinés ainsi que 90% des résidents de ses 2 EHPAD [établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes].

L’hôpital poursuit également activement la vaccination des patients les plus fragiles. »

 

Votre texte est publié sur le compte Twitter de l’hôpital en réponse à une personne anonyme qui se présente sous le surnom de « bolus200CH » et qui, le 2 avril 2021, vous posait la question suivante :

 

« Bonjour @ch_cholet @GHT_49. Est-il normal que @ctiap_cholet soit un repère d’antivax ? »

 

Cette personne poursuit : « Oui, c’est assez incompréhensible qu’un CH abrite de tels propos. Le médecin [en fait pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier et juriste (Droit de la santé)] à la tête de ce centre est apparemment antivax et même Henrion Caude y va chercher des infos !!! ».

 

Ce simple commentaire vous a donc conduit à publier, immédiatement, ledit texte litigieux sur le compte Twitter de l’hôpital public de Cholet. Sans même m’en informer personnellement alors que vous me citez nominativement. Et tout en ignorant les nombreux autres messages favorables reçus, par différents moyens dont les réseaux sociaux (Twitter, Facebook notamment), qui témoignent, comme d’habitude, d’une satisfaction quasi-unanime envers les publications du CTIAP.

 

La violence verbale sous anonymat signe, presque mécaniquement, l’absence d’arguments et de courage de son auteur. Il est toujours surprenant de voir certains injurier, publiquement, les auteurs d’un raisonnement différent. L’anonymat valorise l’abus de liberté au détriment de la responsabilité.

 

Vous n’avez pas jugé utile de contredire ces graves accusations infondées et publiquement diffusées.

 

Par la présente lettre ouverte, j’ai donc l’honneur de vous rappeler les faits, non exhaustifs, suivants que vous semblez vouloir, brusquement, dissimuler auprès du public. Des faits que vous connaissez parfaitement.

 

En 2017, suite à la réclamation d’une famille concernant le décès d’un patient présumé lié à un médicament (réclamation qui avait d’ailleurs été envoyée également à la presse ; et qui a enregistré, ce qui est rare, une action de l’agence régionale de santé (ARS)), vous étiez bien content de trouver une analyse de ce dossier sur ce même site du CTIAP ; article que vous avez imprimé et joint à votre courrier, en date du 10 mai 2017, qui a été adressé à l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Au directeur général de l’ANSM, vous écriviez :

 

« J’attire votre attention sur l’article ci-joint du Docteur UMLIL, responsable de la pharmacovigilance au Centre Hospitalier de Cholet (…) ».

 

Le CTIAP est un service du centre hospitalier de Cholet dont la mission est affichée sur ce même site depuis la création de ce centre. Ce dernier étant une réponse concrète au rapport n°RM2007-136P établi par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) en septembre 2007 ; rapport intitulé « L’information des médecins généralistes sur le médicament » qui montre que cette information émane de plusieurs sources dont l’indépendance n’est pas toujours garantie. Le communiqué de presse, en date du 10 juillet 2015 que nous avions co-signé, en atteste.

 

Le 21 août 2015, Hospimédia publie un article sous le titre : « Le CH de Cholet crée un centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques ».

 

Le projet de ce centre était prêt depuis le 10 décembre 2007. Et malgré sa validation par toutes les autorités ad hoc, il a rencontré de nombreux obstacles en pratique. Ce n’est donc que ce 10 juillet 2015 que j’ai pu, enfin, commencer à mettre en œuvre de façon effective les actions prévues dans le cadre de ce centre innovant.

 

Rapidement, le CTIAP a acquis une notoriété locale. Puis une portée nationale et internationale comme le relate les nombreux articles de presse, notamment.

 

Auriez-vous déjà oublié les réunions d’information indépendante destinées au public ; dont la première date du 13 octobre 2017 et qui concernait l’« affaire LÉVOTHYROX° » comme le montre votre propre communiqué de presse ? Une rencontre qui a enregistré la satisfaction du public notamment ; et cela est révélé par plusieurs journaux tels que : le Courrier de l’Ouest ; Ouest-France qui ont relevé que « la réunion a fait du bien aux patients ». Ou encore le journal Le Point qui a qualifié le CTIAP de « structure originale qui pourrait servir d’exemple » ; Ou encore Le Quotidien du Pharmacien qui a vu dans mon intervention « la pédagogie d’un pharmacien » ; etc.

 

Cette même « pédagogie » que vous avez, vous-mêmes, constatée dans une attestation, en date du 9 novembre 2017, destinée au Ministère public d’Angers. Document dans lequel, vous soutenez :

 

« Monsieur le Docteur UMLIL a été recruté en tant que pharmacien au Centre Hospitalier de Cholet le 1er septembre 2002.

Depuis cette date, Monsieur le Docteur UMLIL assure la responsabilité de la pharmacovigilance au Centre Hospitalier de Cholet, en lien étroit avec le centre régional de pharmacovigilance d’Angers. Il a mis également en place la coordination des vigilances sanitaires sur l’établissement en 2008 et créé le centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques en juillet 2015, à destination des professionnels de santé et des usagers.

A ce titre, Monsieur le Docteur UMLIL a acquis une expertise technique incontestable, renforcée par des capacités pédagogiques certaines. »

 

Récemment, le 15 décembre 2020, concernant la 7ème réunion d’information indépendante destinée au public qui portait justement sur le sujet du moment (vaccins contre la Covid-19), le Courrier de l’Ouest vous posait la question suivante :

 

« Bonjour,

Nous avons pris connaissance de l’organisation d’une soirée d’information du CTIAP jeudi prochain autour des questions liées à la vaccination contre le Covid-19. Sujet qui intéresse évidemment nos lecteurs.

Dans le doute, faute de communication officielle de l’hôpital, peut-on savoir si la direction de l’établissement cautionne sa tenue ?

(…) »

 

À cette question du journal, vous avez répondu ceci :

 

« Monsieur [un journaliste du Courrier de l’Ouest],

La vaccination est un enjeu majeur pour limiter, voire supprimer l’impact de la COVID.

Le Centre Hospitalier de CHOLET souhaite la réussite des opérations de vaccination qui seront menées dès que les autorisations sanitaires indépendantes en France et en Europe auront validé ces vaccins.

La réussite de ces opérations suppose l’adhésion et la confiance de la population, qui, passe par une information claire et transparente sur le sujet.

C’est pourquoi l’initiative du CTIAP est la bienvenue.

(…) »

 

Cette réponse, adressée au Courrier de l’Ouest, est en contradiction avec celle que vous m’aviez envoyée quelques jours auparavant. En effet, dès le 30 novembre 2020, je vous sollicitais en ces termes :

 

« Bonjour,

Comme convenu, et pour information, ci-dessous l’annonce, concernant la « septième réunion - à distance - d’information indépendante destinée au public : « Vaccin contre la Covid-19 : ce que la population devrait savoir » », qui a été publiée sur le site du CTIAP »

Merci de faire relayer cette information auprès du public (comme cela a été fait pour les précédentes rencontres du CTIAP.

En vous remerciant,

Bien cordialement »

 

À cette demande habituelle, vous m’avez opposé, cette fois, un refus de façon expresse :

 

« (…) Je ne pourrai donc pas répondre à vos sollicitations et vous demanderai de bien vouloir ne pas solliciter sans arrêt les personnels de la DRUSAG [entendons le service chargé de la communication].

(…) »

 

Cette réponse, en interne, est donc bien en totale contradiction avec celle que vous avez adressée au journaliste du Courrier de l’Ouest qui s'interrogeait sur le silence inhabituel du centre hospitalier en pareilles circonstances.

 

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, tout semble avoir été mis en œuvre pour mettre des freins à la tenue de cette réunion poursuivant, pourtant, un seul but : l’intérêt général. Un juriste pourrait qualifier ces manœuvres de « sabotage » d’une mission d’information relevant du service public.

 

Mais, cette réunion a, malgré tout, fini par avoir lieu. Et, ce n’est pas grâce à votre soutien ou à celui du service de communication.

 

La veille de la rencontre, la Télévision Locale du Choletais (TLC) me propose de diffuser, directement, cette conférence via ses différents canaux (cliquer sur TLC ci-dessus pour accéder au lien vers l'intégralité de cette réunion).

 

En réalité, je ne suis pas surpris de ce type de méthodes que j’éviterais de qualifier dans la présente lettre.

 

Le 26 août 2020, je vous ai déjà adressé quelques précisions suite à la diffusion, par la direction du centre hospitalier de Cholet sur ce même compte Twitter de l’hôpital, de l’un des articles du CTIAP. Un article qui avait suscité l'intérêt de plusieurs collègues notamment médecins et votre intérêt ; comme tant d’autres. Des précisions qui ont fait suite au commentaire d’un usager qui s’interrogeait sur la façon avec laquelle la direction de l’hôpital tente d’échapper à sa responsabilité.

 

Suite à mes deux lettres ouvertes adressées le 5 mars 2021 et le 8 mars 2021 respectivement au Ministre des solidarités et de la santé et aux 7 Ordres professionnels de santé ; et suite aux nombreuses réactions approuvant le contenu de ces lettres, le même Courrier de l’Ouest a souhaité m’interroger. Cet entretien est publié le 14 mars 2021 sous le titre : « Covid-19 : un pharmacologue choletais s’oppose à toute obligation en l’état ». Dans sa version « papier » parue le 15 mars 2021, cet article du Courrier de l’Ouest relève notamment ceci :

 

« Sollicitée pour réagir aux propos du Dr Amine UMLIL, et faire témoigner un soignant acceptant de se faire vacciner, la direction de l’hôpital n’a pas souhaité donner suite à nos demandes ».

 

Et pour cause, connaissez-vous une personne, notamment au centre hospitalier de Cholet, qui soit capable de contredire mes analyses fondées sur les preuves, et vérifiables sur pièces ?

 

Mais, une nouvelle surprise a surgi d’ailleurs : de Monsieur le docteur Jean-Michel DEBARRE, le dermatologue et homme politique que vous connaissez bien puisqu’il a déjà exercé au centre hospitalier de Cholet. Réaction spontanée de sa part ou plutôt provoquée par un tiers ? Il m’a contredit par voie de presse (le même Courrier de l'Ouest). Je lui ai alors proposé un « débat public télévisé en direct » depuis le 18 mars 2021. Le Courrier de l’Ouest a refusé de relayer ma demande (mon droit de réponse). À ce jour, j’attends toujours des nouvelles de mon contradicteur.

 

Contrairement à vos affirmations, je ne m’exprime donc pas à titre « personnel » mais bien en ma qualité de notamment « pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier responsable du CTIAP, de l’unité de pharmacovigilance et de la coordination des vigilances sanitaires » au centre hospitalier de Cholet dont la direction vous est confiée. Comme cela figure dans notamment votre propre attestation destinée au Parquet d’Angers ; en vue de me recommander comme « expert près les Tribunaux »

 

Ce que vous qualifiez de « ses opinions » sont, en réalité, mes analyses conformes aux données acquises de la science.

 

Contrairement à vous et aux autres qui vous entourent au sein du premier cercle du pouvoir local notamment, je refuse de « jouer » au supplétif d’une politique de santé qui diffuse des messages, pour le moins, inexacts et contradictoires susceptibles de vicier le consentement des personnes humaines ; un consentement placé au rang des libertés fondamentales et qui est censé être libre et éclairé.

 

La direction médico-administrative de l’hôpital n’a pas hésité à diffuser des documents dont le contenu est en décalage avec les autorisations de mise sur le marché (AMM), elles-mêmes, qui ont été attribuées auxdits vaccins contre la Covid-19. Mais, je dois avouer que les autorités nationales et européennes, notamment, vous ont donné l’exemple. En particulier, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la haute autorité de santé (HAS) ont formulé, publiquement, des recommandations qui incitent au « mésusage » de ces vaccins. Ce mésusage est défini ainsi par le Code de la santé publique : « une utilisation intentionnelle et inappropriée d’un médicament ou d’un produit, non conforme à l’autorisation de mise sur le marché ou à l’enregistrement ainsi qu’aux recommandations de bonnes pratiques » (article R.5121-152 du Code de la santé publique).

 

L’actuelle agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) n’est d’ailleurs que la descendante de l’ancienne AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui était obligée de « changer de nom » pour assurer sa survie. Un réarrangement cosmétique de l’organisation comme l’on tente de le faire aujourd’hui avec l’un des vaccins contre la Covid-19. Cette agence vient d’ailleurs d’être fraîchement condamnée au pénal dans l’« affaire MÉDIATOR° » pour des graves manquements à son rôle de police sanitaire (gendarme du médicament). Mais, seule la personne morale aurait été condamnée. La personne morale, à laquelle il est impossible de serrer la main, qui sert de bouclier protecteur à une délinquance en col blanc. Se référer encore à cet autre article du CTIAP.

 

Concernant la haute autorité de santé (HAS), nous savons depuis un certain temps que « son qualificatif de "haute autorité" n’est toujours pas justifié ». Et que plusieurs de ses guides ont « des défauts majeurs ou susceptibles de nuire à la qualité des soins ».

 

Les obstacles ayant tenté d'empêcher le CTIAP d'accomplir sa mission qui consiste à informer valablement le public sur les réels rapports bénéfices/risques des vaccins autorisés, notamment en France, rappellent les freins qui portent toujours atteinte à l’exercice normal de l'activité de pharmacovigilance. Comme cela est lisible dans l’article intitulé « DROIT DE RÉPONSE à OUEST-FRANCE. « Putsch administratif » sur les vigilances sanitaires. Suite « Obstacles à la pharmacovigilance » : notre alerte relayée par l’ANSM ».

 

L’ANSM, la HAS, l'ARS, ainsi que le Ministère des solidarités et de la santé, sont donc parfaitement informés de ces obstacles. Et, ils ne sont pas les seuls à être au courant.

 

Mais, de tels obstacles ne font que renforcer la conviction de continuer à servir l’intérêt des patients. Nos lecteurs sont d’ailleurs invités à découvrir l’intégralité de mon entretien, du 6 avril 2021, avec France Soir. Les commentaires enregistrés là encore, et sur ce média, sont d’une toute autre nature. Nos fidèles lecteurs peuvent aussi écouter mon intervention dans l’émission de Monsieur André BERCOFF sur SUD RADIO à propos du projet de vaccination « obligatoire » des soignants.

 

En votre qualité de directeur, vous n’avez aucune compétence, et donc aucune légitimité, à vous exprimer publiquement dans le domaine du médicament (dont les vaccins). Et pourtant, la presse vous sollicite souvent dans le cadre de ces vaccins contre la Covid-19. La seule véritable compétence et indépendance, dans ce domaine, est assurée par le CTIAP que vous semblez vouloir dénigrer, discréditer, brutalement et publiquement.

 

À l’inverse, mon double parcours hospitalo-universitaire pharmaceutique ; et dans les facultés de droit ainsi qu’à l’école des hautes études en santé publique (EHESP) ; m’octroie une compétence dans votre propre domaine de direction d’hôpital.

 

D’ailleurs, mes alertes, qui datent d’au moins 2006, sur la dégradation des conditions de travail au sein de l’hôpital public se sont vérifiées aujourd'hui. Comme vous le savez encore, deux réflexions publiées, en 2020 sur ce même site du CTIAP, ont été intégralement reprises dans des tribunes du journal Le Point. C’est ainsi que nos lecteurs ont pu découvrir les publications suivantes et notamment :

 

« L’hôpital public est-il soluble dans le marketing ? » ;

 

« Hôpital public. Lits de réanimation insuffisamment occupés : le directeur enjoint au chef de service de s’expliquer sur la perte « financière » engendrée » ;

 

« L’équation hospitalière : de R. BOULIN à M. TOURAINE » ;

 

« TRIBUNE. L’hôpital public a besoin d’un choc structurel » ;

 

« TRIBUNE. 23 propositions nouvelles et indépendantes pour l’hôpital public de demain ».

 

L’ensemble de ces réflexions sur l'hôpital public est disponible dans l’article publié, sur ce même site du CTIAP, sous le titre « Comprendre le délabrement de l’hôpital public français en 6 lectures ».

 

Je pourrais continuer encore à vous rafraîchir la mémoire. Mais, ces quelques motifs, non exhaustifs, semblent suffisants. Ils vous démontrent, sur pièces, la gravité de vos affirmations publiquement tenues ; et qui me ciblent de façon nominative.

 

Face à ces agressions, au lieu de m’accorder la protection fonctionnelle, que je tiens légalement de mon statut de praticien hospitalier, vous avez manifestement fait un autre choix : me jeter dans la boue et m'abandonner au lynchage public. Comme vous pouvez le constater via les Tweets dont vous êtes destinataires depuis notamment votre texte litigieux. Ce dernier semble avoir encouragé davantage mes détracteurs ; et ces derniers pensent qu’ils sont hors-atteinte des services de police.

 

Ledit « bolus200CH » semble d’ailleurs jubiler eu égard à votre position exprimée : « En tout cas le @ch_cholet se désolidarise de la source de @CaudeHenrion, le @ctiap_cholet de @amine_umlil antivax ».

 

Les méthodes de management basées sur notamment la ruse, le mensonge, la manipulation, la propagande, la mauvaise foi, etc. relèvent d’une période révolue. Elles n’ont pas leur place dans un établissement de santé, dans un hôpital public notamment.

 

Vos méthodes ne peuvent que porter atteinte à notamment l’image du CTIAP qui est, pourtant, l’un des services de l’hôpital les plus vertueux et les plus efficients. Elles ne peuvent que nuire également à mon honneur et à ma réputation. De façon totalement injustifiée. Infondée. Mais, j’ai l’habitude ; comme vous le savez encore une fois.

 

Vous auriez dû relayer les articles du CTIAP pour accomplir vos diligences normales en matière d’alerte sanitaire : auprès du public, des professionnels de santé, des décideurs, etc. Et notamment celui en date du 2 avril 2021 publié sous le titre :

 

« Inédit. Exclusif. Vaccins contre la Covid-19 : des incertitudes même sur la qualité intrinsèque des produits, sur leurs procédés de fabrication, sur les lots commercialisés… selon les documents officiels publiés par l’Agence européenne du médicament (EMA) ».

 

Votre rôle consiste à faciliter la tâche des experts du domaine concerné. Et non l’inverse.

 

Toutefois, vous semblez avoir oublié un point. À cette personne anonyme pour laquelle vous avez préféré sacrifier un praticien hospitalier sur la place publique, vous avez oublié de répondre à l’autre question qu’elle avait soulevée :

 

« Le @ch_cholet sont aussi des criminels ? »

 

Vous auriez dû informer votre cher(e) interlocuteur(trice) privilégié(e) en lui transmettant au moins quelques indices qui pourraient l’aider à satisfaire davantage sa curiosité ; et à nourrir encore plus son raisonnement qui semble profondément perturbé tant sur le plan intellectuel que sur le volet émotionnel. Et ce ne sont pas les faits qui manquent.

 

Par exemple, il aurait été utile de mentionner l’article du Courrier de l’Ouest, en date du 19 décembre 2020, intitulé « L’hôpital a-t-il voulu faire taire sa médecin ? » ; ce médecin est la Présidente de la commission médicale d’établissement (CME) de l’hôpital de Cholet qui a été, selon cet article, « ficelée dans son bureau » par « plusieurs personnes » qui lui ont « mis un drap sur la tête »… avant d’être expédiée, le « 31 mars 2020 », vers « l’hôpital Saint-Jacques du CHU de Nantes » : un hôpital psychiatrique. Au moment de ces faits, et en pleine crise liée à la Covid-19, il me semble que ce médecin était également le chef de service de réanimation… Cette représentante de tous les praticiens de l'hôpital de Cholet « a porté plainte fin août pour faux, usage de faux et séquestration ».

 

Vous auriez aussi pu l’orienter vers la décision livrée lors du conseil municipal de janvier 2021. Cette séance a été filmée et diffusée par la télévision locale du choletais (TLC) notamment. Lors de ce conseil, le Maire de Cholet et Président du conseil de surveillance de l’hôpital de Cholet a décidé de se « retirer » de ce conseil de surveillance « pour des raisons à la fois locales et nationales » en prétendant « n’avoir aucun pouvoir de décision ». En décrivant la situation, il a même employé le terme de « criminalité » vis-à-vis des Français.

 

Comme vous le savez aussi, un résumé de ces deux « affaires » (ci-dessus mentionnées) est disponible via notamment un article publié sous le titre « Retrait du maire de Cholet du conseil de surveillance du centre hospitalier de Cholet : lettre ouverte à Monsieur Gilles BOURDOULEIX, maire de Cholet ».

 

Le moment venu, les médias, qui sont parfaitement informés de ce qui se passent notamment actuellement dans le cadre de ces vaccins contre la Covid-19, et qui ont délibérément censuré et stigmatisé les sources indépendantes d’information destinée au public, pourraient voir leurs responsabilités engagées. Ils peuvent continuer à censurer notamment le CTIAP du centre hospitalier de Cholet.

 

Un vrai journaliste est qualifié de « chien de garde de la démocratie ». Leur silence, alors qu’ils sont parfaitement informés, me semble pire que les comportements déviants des auteurs d’agissements fautifs et répréhensibles.

 

Par conséquent, je vous demande donc de bien vouloir diffuser l’intégralité de ce droit de réponse sur le même compte Twitter du centre hospitalier de Cholet d’une part ; et de présenter publiquement vos excuses tout en retirant ledit texte litigieux.

 

En espérant une réponse, favorable et rapide, à cette demande préalable,

 

En me réservant le droit de parfaire la présente lettre ouverte, et d’engager, le cas échéant, toute action légale utile,

 

Je vous prie de bien vouloir recevoir, Monsieur le directeur du centre hospitalier de Cholet, l’expression de mon profond respect.

 

 

 

Docteur Amine UMLIL

Pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier

Juriste (Droit de la santé)

Extrait du Curriculum vitae (C.V.)

 

 






2 commentaires:

  1. Il faut attaquer en justice maintenant plus le temps de tergiverser plainte pour obstruction mise en danger calomnie ...

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