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mardi 1 septembre 2020

Produits hydro-alcooliques et effets indésirables « oculaires » (graves) chez l’enfant : notre alerte confirmée par l’ANSES

 

« (…) la mise en place des distributeurs des produits hydro-alcooliques à une hauteur adaptée à la taille des enfants afin d’éviter des projections oculaires pouvant provoquer des effets indésirables (…) ».

Cette alerte est notre troisième proposition formulée dans notre article, en date du 20 août 2020, qui a été publié sous le titre : « Covid-19 : trois mois après le dé-confinement, des informations utiles ». Cet article a même été relayé, sur les réseaux sociaux (compte Twitter et page Facebook), par notamment la direction du centre hospitalier de Cholet.

Cette alerte était fondée sur la simple observation du rapport de certains enfants à ces distributeurs de produits hydro-alcooliques : aucun cas d’effet indésirable oculaire n’a été, jusqu’à présent, enregistré par nos soins dans le cadre de nos autres responsabilités (service de pharmacovigilance / coordination des vigilances sanitaires du centre hospitalier de Cholet).

Mais hier, soit le 31 août 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est venue confirmer le bien-fondé de notre alerte.

En effet, dans un article intitulé : « Solutions hydro-alcooliques : attention aux projections accidentelles dans les yeux des jeunes enfants », l’ANSES révèle notamment l’existence d’effets indésirables graves :

 

« Plusieurs cas de jeunes enfants ayant reçu une projection accidentelle de solution hydro-alcoolique dans les yeux suite à l’utilisation de distributeurs mis à disposition dans les magasins ou autres lieux recevant du public ont été signalés par des ophtalmologues et les Centres antipoison. Les cas les plus graves ont nécessité une hospitalisation [atteinte de la cornée] voire une chirurgie [sous anesthésie générale] au niveau de l’œil. Voici des conseils pour éviter ces accidents et en limiter la gravité s’ils surviennent. (…) Les distributeurs de gel ou de solution hydro-alcoolique mis à disposition dans les magasins ou autres lieux recevant du public sont souvent à hauteur d’yeux des jeunes enfants. (…) ils peuvent être perçus comme un jeu. (…) La solution hydro-alcoolique pouvant avoir un « effet anesthésiant », la douleur peut s’estomper au bout de quelques heures alors même qu’il y a des lésions oculaires importantes. (…) le ministère des Solidarités et de la santé et l’Anses rappellent que l’usage des solutions hydro-alcooliques est une mesure barrière essentielle de prévention des risques de contamination par le [la] COVID-19, lorsque le lavage des mains n’est pas possible. (…). » (Nous conseillons la lecture intégrale de cette alerte de l’ANSES via le lien suivant : cliquer ici).

 

N.B. : Utilisation des produits hydro-alcooliques chez l’enfant et la femme enceinte et lors de l’allaitement : questions de deux médecins (dont un médecin du travail) et réponse du CTIAP

 

Suite à notre proposition (formulée dans notre article du 20 août 2020, ci-dessus rappelé) proposant « la mise en place des distributeurs des produits hydro-alcooliques à une hauteur adaptée à la taille des enfants afin d’éviter des projections oculaires pouvant provoquer des effets indésirables », un médecin a sollicité notre avis sur l’utilisation des produits hydro-alcooliques chez l’enfant (à titre principal) et chez la femme enceinte. Un médecin du travail nous avait déjà sollicités à propos du cas de la femme enceinte. Nous partageons donc les propositions de réponses suivantes.

Dans notre article en date du 4 mars 2020, nous avons fait état du « Guide de Production locale : Formulations des Produits hydro-alcooliques recommandés par l’OMS ». Ce document de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise notamment ceci : « L’étiquetage des flacons doit être conforme aux réglementations nationales et doit comporter les mentions suivantes : (…) Eviter tout contact avec les yeux. Maintenir hors de portée des enfants (…) ». Cependant, il y a lieu de proposer également la lecture des autres documents suivants :

 

Concernant l’enfant

 

La Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) propose des éléments de réponse (en date du 29 juin 2020) à la question « Puis-je utiliser du gel hydroalcoolique de façon répétée pour mes enfants ? » : cliquer ici

 

Concernant la femme enceinte et lors de l’allaitement

 

La Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) propose des éléments de réponse (en date du 30 juin 2020) à la question « Puis-je utiliser du gel hydroalcoolique si je suis enceinte ? » : cliquer ici

 

Une réponse, en date du 12 mars 2020, est également proposée par le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) sous le titre « Solutions Hydro-alcooliques – Grossesse et allaitement » : cliquer ici








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